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Avoir vingt ans, hésiter entre les injonctions prudentes d'une mère et ses impulsions artistiques, et commettre néanmoins sans formation musicale spécifique un premier numéro d'opus magistral, tel est le stupéfiant paradoxe de Robert Schumann, rentré d'emblée dans l'histoire de la Musique.
Dédiées à une certaine comtesse Pauline von Abegg, qu'il invente, le thème se déduit de la matérialisation sonore des quatre premières lettres du patronyme, A=la,
B=si bémol, E=mi, G=sol. En s'éloignant délibérément d'une tradition virtuose, Patricia Faraggi, avec une tranquille assurance et dans un tempo volontairement modéré, nous laisse entrevoir toute l'imagination sensible, la fantaisie poétique, les méandres délicats, déjà réunis dans ce microcosme génial, qui s'imposeront avec force dans la production du plus attachant des compositeurs romantiques.
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